Le préfet de la Loire a reçu le maire et l’adjoint aux finances mercredi. Le plan prévoit un gel des dépenses de fonctionnement hors masse salariale contrainte, la cession de trois emprises foncières et le refinancement d’emprunts structurés encore ouverts.
La ville assume un stock de dette élevé, hérité d’investissements d’équipement. « Nous ne demandons pas un traitement de faveur, nous demandons du temps et de la lisibilité », a indiqué l’hôtel de ville. Les organisations syndicales municipales exigent que l’état civil, les écoles et la voirie restent hors de l’ajustement.
La préfecture rappellera le droit : pas de tutelle, mais un contrôle budgétaire. Si la trajectoire n’est pas votée en conseil municipal avant octobre, le préfet pourra saisir la chambre. Personne, autour de la table, n’y a intérêt.
Les intercommunalités voisines observent. Saint-Étienne pèse sur le bassin. Un plan municipal qui tiendrait serait lu, à Paris, comme la preuve qu’une ville moyenne peut encore redresser ses comptes sans contrat léonin.