La préfète de la Nièvre a convoqué une conférence territoriale. Le schéma départemental de coopération intercommunale, révisé au printemps, prévoit une fusion. Sur le papier, les bassins de vie se recouvrent. Dans les conseils, chacun défend sa régie.
Le nœud est l’eau potable. L’une des intercommunalités a délégué ; l’autre est en régie. Le code général des collectivités territoriales permet des options. Encore faut-il les voter. Les uns parlent de pillage des réserves ; les autres, de solidarités de façade.
Le siège est un second conflit, plus symbolique. Une commune-centre refuse de le céder ; les communes rurales rappellent qu’elles ont déjà perdu un percepteur et une trésorerie. La préfète a proposé un siège tournant. Personne n’a applaudi.
Sans accord avant novembre, l’État pourra arrêter la carte. Ce n’est le souhait de personne. C’est, déjà, l’hypothèse de travail des sous-préfectures.