La charte a été paraphée au ministère de l’Économie, actionnaire, en présence de l’Association des maires de France. Elle fixe un délai de consultation du maire avant toute transformation d’un bureau en agence communale ou en relais.
Les facteurs-guichetiers restent le nœud. Là où le volume de courrier a chuté, La Poste propose des plages réduites. Les maires acceptent, à condition que le service de l’argent et des recommandés tienne. Un comité départemental, coprésidé par le préfet, tranchera les litiges.
Rien n’est dit, encore, sur les tournées. C’est l’angle mort. Plusieurs communes de montagne rappellent que le facteur est parfois le seul visage quotidien de la République. La charte renvoie à un avenant d’hiver.
Le Sénat a déjà voté, par ailleurs, un contrôle des DSP. La présence postale n’est pas une concession comme une autre : c’est une mission. La charte le reconnaît. Il faudra voir, à la Toussaint, si les horaires ont bougé.