La note de l’Insee, adressée aux préfectures, est technique et politique à la fois. Technique : les taux de réponse baissent dans les communes de moins de 2 000 habitants, surtout en habitat dispersé. Politique : la population légale nourrit encore des critères de DGF et de strates.
Les maires devront proposer des agents recenseurs avant le 30 septembre. L’indemnité est revue à la hausse. Les communes qui n’y parviennent pas pourront mutualiser via l’EPCI. L’Insee refuse que le numérique soit l’unique canal.
Plusieurs secrétaires de mairie signalent la difficulté de recruter. Le recensement n’est plus un rite connu. Il faut expliquer pourquoi l’État compte encore les habitants, porte à porte, dans un pays saturé de fichiers.
Bercy et l’Intérieur suivent. Un sous-dénombrement chronique fausserait la péréquation. La République a besoin d’un chiffre opposable. Pas d’une estimation confortable.