Le règlement s’applique aux collèges dont la restauration relève du département. Il distingue clairement l’adaptation nutritionnelle — allergie, régime médical — de la demande religieuse. Un plat de substitution végétal ou sans porc est proposé à tous, sans fichier d’appartenance.

Le débat en séance a été long, rarement acrimonieux. « La cantine n’est pas un lieu de culte, ce n’est pas non plus un lieu d’exclusion », a déclaré le président du conseil départemental. Les associations de parents ont obtenu que le menu soit affiché une semaine à l’avance.

Le préfet a rappelé la circulaire sur la laïcité dans les services publics. Le Conseil des sages de la laïcité, saisi pour avis, a jugé le dispositif conforme à l’esprit de 1905, pourvu qu’il reste universel. Aucune dérogation d’établissement ne sera accordée.

D’autres départements de l’Est observent. Le rectorat, de son côté, prépare un rappel aux personnels. La cantine n’est qu’un maillon : la République se joue aussi dans la cour et au tableau.